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Les Origines et la Jeunesse de Lamartine 1790-1812

Note 64 — CHAPITRE II

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L'âme est inaccessible et rien n'agit sur elle; Que la mort au méchant soit un objet d'horreur, L'homme de bien y voit l'aurore du bonheur. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Mais je ne sais, mes yeux paraissent s'obscurcir, Mes membres fatigués semblent s'appesantir, Je ne puis surmonter la langueur où je tombe... . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Mes enfants, mes amis, approchez, je vous prie. Quoi? d'où viennent ces cris? qu'avez-vous à frémir? Qu'est-ce donc, mes amis, ai-je tort de mourir? Voulez-vous que j'attende à sortir de la vie Que je me sois couvert de quelqu'ignominie, Que j'aie abandonné le chemin de l'honneur? La mort n'a rien d'affreux, n'en ayez point d'horreur. Elle vient,... je la vois, je la sens,... je la touche... Elle obscurcit mes yeux,... elle glace ma bouche... Je finis,... je m'éteins... sans douleurs, sans effort... L'âme pleine d'espoir se dégage du corps.

(Le Dernier des Romains, acte V, sc. I et IX.)

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