Note (retour) — L'ALOUETTE DU CASQUE, (continued 5)
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La mort de Victoria jeta la consternation dans la ville de Trêves, dans l'armée; plus tard, dans toute la nation. Les funérailles de l'auguste mère des camps semblaient être les funérailles de la Gaule; on y voyait le présage de nouveaux malheurs pour le pays... Le sénat gaulois décréta l'apothéose de Victoria; il fut célébré à Trêves, au milieu du deuil et des larmes de tous. La pompeuse solennité du culte druidique, le chant des bardes, donnèrent un imposant éclat à cette cérémonie funèbre... Pendant huit jours, Victoria, embaumée et couchée sur un lit d'ivoire, couverte d'un tapis de drap d'or, fut exposée à la vénération de tous les citoyens, qui se pressaient en foule dans la maison mortuaire, sans cesse envahie par cette armée du Rhin, dont Victoria était véritablement la mère I. Enfin, elle fut portée sur un bûcher, selon l'antique usage de nos pères: les parfums fumèrent dans les rues de Trêves, sur le passage du cortége, suivi de toute l'armée, précédé des bardes chantant sur leurs harpes d'or les louanges de cette femme illustre; puis, le bûcher mis en feu, elle disparut au milieu des flammes étincelantes...