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Les joyeuses Bourgeoises de Windsor

Note (retour) — ACTE DEUXIÈME

François Guizot translation

QUICKLY.--Tenez, voici le court et le long de l'affaire. Vous l'avez mise en train de telle sorte, que c'est une chose surprenante. Le plus huppé de tous les courtisans qu'il y a quand la cour est à Windsor n'aurait jamais pu la mettre en train comme cela; et cependant nous avons eu céans des chevaliers et des lords, et des gentilshommes avec leurs carrosses. Oui, je vous le garantis, carrosses après carrosses, lettres sur lettres, présents sur présents, et qui sentaient si bon! c'était tout musc, et je vous en réponds, tout frétillants d'or et de soie, et avec des termes si élégants et des vins sucrés des meilleurs et des plus fins: il y avait, je vous assure, de quoi gagner le coeur de quelque femme que ce fût. Eh bien, je vous réponds qu'ils n'obtinrent pas d'elle un seul coup d'oeil. Moi-même on m'a donné, ce matin, vingt angelots; mais je défie tous les angelots, et de toutes les couleurs, comme on dit, de réussir autrement que par les voies honnêtes.--Et je vous assure que le plus fier d'eux tous n'en a pas pu obtenir seulement de goûter au même verre. Pourtant il y avait des comtes; bien plus, des gardes du roi24. Eh bien, je vous réponds que pour elle c'est tout un.

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