Note (retour) — ACTE DEUXIÈME
François Guizot translation
FALSTAFF.--Es-tu fou, coquin, es-tu fou de penser que je veuille exposer mon âme gratis? En un mot, cesse de te pendre après moi; je ne suis pas fait pour être ta potence.--Va, il ne te faut rien autre chose qu'un couteau court, et un peu de foule: va vivre dans ton domaine de Pickt-hatch23: va.--Vous ne voulez pas porter une lettre pour moi, faquin?--Vous, vous tenez à votre honneur! vous, abîme de bassesse! Quoi! c'est tout ce que je puis faire que de conserver l'exacte délicatesse de mon honneur, moi, moi, moi-même: quelquefois laissant de côté la crainte du ciel, et mettant mon honneur à couvert sous la nécessité, je suis tenté de ruser, de friponner, de filouter; et vous, coquin, vous prétendrez retrancher vos haillons, votre oeil de chat de montagne, vos propos de taverne et vos impudents jurements, sous l'abri de votre honneur! Vous ne voulez pas faire ce que je vous dis, vous?