Note (retour) — ACTE CINQUIÈME
François Guizot translation
FALSTAFF.--L'horloge de Windsor a sonné minuit; l'heure s'avance.--Dieux au sang amoureux, assistez-moi maintenant. Souviens-toi, Jupiter, que tu devins taureau pour ton Europe: l'amour s'assit entre tes cornes. O puissance de l'amour qui, dans quelques occasions, fait d'une bête un homme, et dans quelques autres fait de l'homme une bête! tu devins cygne aussi, Jupiter, pour l'amour de Léda. Oh! tout-puissant amour! combien le dieu alors se rapprochait de la nature d'une oie! Le premier péché te changea en bétail; péché de bête! oh! Jupiter! et le second te transforme en volaille, penses-y, Jupiter; péché de volage51.--Quand les dieux sont si lascifs, que feront les pauvres humains? Quant à moi, je suis cerf de Windsor, et, je puis le dire, le plus gras de la forêt! Jupin, rafraîchis et calme mon automne, ou ne trouve pas mauvais que je dépense l'excès de mon embonpoint52. Qui vient ici? Est-ce ma biche?