Note (retour) — ÉMILE CHEVALIER (continued 3)
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Ils s'opposèrent donc à toute transaction qui parût comporter la moindre fraction des droits populaires. Ils se rangèrent autour de M. Papineau, l'excitèrent et lui promirent un appui inébranlable. Il ne fallait faire aucune concession. Pleins d'ardeur, mais sans expérience, ne voyant les obstacles qu'à travers un prisme trompeur, ils croyaient pouvoir amener l'Angleterre là où ils voudraient, et que la cause qu'ils défendaient était trop juste pour succomber. Hélas! plusieurs d'entre eux ne prévoyaient pas alors que la Providence se servirait d'eux plus tard, en les enveloppant d'un nuage d'honneur et d'or, pour faire marcher un gouvernement dont la fin première serait d'établir, suivant son auteur48, dans cette province une population anglaise, avec les lois et la langue anglaises, et de n'en confier la direction qu'à un législateur décidément anglais,» qui ne laisserait plus exister que comme le phare trompeur du pirate, cet adage inscrit sur la faulx du temps: «Nos institutions, notre langue et nos lois.»