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Les comédiens hors la loi

Note 560 — XXVI LES COMÉDIENS SOUS LE PREMIER EMPIRE

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A propos de la mort de Mlle Chameroi parurent plusieurs brochures en vers :

Réponse de saint Roch et de saint Thomas à saint Andrieux. Chez Girard, quai de la Vallée, no 70, 1802.

Saint Roch à Andrieux, chez Dabin, palais du Tribunat, 1802.

Saint Roch et saint Thomas, chez Dabin, 1802.

Cette dernière satire est assez plaisante. On y voit Chameroi se présenter au paradis et invoquer l’intercession de saint Roch, pour l’église duquel elle a souvent donné de l’argent ; mais le saint refuse de lui servir d’introducteur :

La danse ! ô ciel ! rien n’est plus immodeste. Puisqu’à ces jeux vous perdiez vos loisirs, Soyez damnée et sans miséricorde. Allez-vous-en ; que mon chien ne vous morde.

La danseuse a recours à saint Thomas, qui se montre plus conciliant. Chameroi dit que ses amis les comédiens donneront soixante louis pour elle. Aussitôt on lui ouvre les portes du paradis et on arrange incontinent un concert où figurent sainte Cécile et le roi David. Chameroi se met à danser :

Les chérubins, les trônes, les archanges, Étoient ravis, la combloient de louanges. Le roi David, danseur très vigoureux Quitta sa harpe ; on eut un pas de deux Vraiment divin ; ce fut une soirée Douce, rapide, au plaisir consacrée, On s’amusa comme des bienheureux.

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