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Les comédiens hors la loi

Note 210 — XI DERNIÈRES ANNÉES DU RÈGNE DE LOUIS XIV

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Les Comédiens durent abandonner aux pauvres le sixième de la recette ; des difficultés s’étant élevées et la Comédie ne voulant donner le sixième qu’une fois tous les frais payés, l’hôpital transigea pour une somme de 40 000 livres par an. L’Opéra, par ordonnance du 10 avril 1721, après avoir prélevé 600 livres pour ses frais, fut condamné à payer le neuvième de la recette aux receveurs de l’Hôtel-Dieu. Plus tard ce droit des pauvres fut porté au quart de la recette pour tous les spectacles. Les théâtres essayèrent à plusieurs reprises de se délivrer de cet impôt ; en 1751, il fut très sérieusement question de le supprimer, M. d’Argenson, chargé de la police, ayant résolu d’expulser tous les pauvres du royaume en les faisant embarquer pour les colonies. Du moment qu’il n’y avait plus de pauvres, les théâtres se trouvaient tout naturellement libérés. Malheureusement ce séduisant projet n’aboutit pas. Les spectacles forains furent bientôt imposés comme les autres théâtres et ils donnaient un très gros revenu. En 1780, le quart des pauvres pour les forains seulement s’éleva à 200 000 livres.

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