Note 165 — VIII DIX-SEPTIÈME SIÈCLE (SUITE) 1673-1689
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Mercier, dans la querelle qu’il eut avec les Comédiens en 1775, a donné l’origine de cette charge de gentilhomme de la chambre : « Ces charges, dit-il, sont un démembrement de celle du grand chambrier de France, office très ancien, qui existait à la cour des Césars avant la naissance de la monarchie française. Ceux qui en étaient pourvus se nommaient Præpositi sacri cubiculi. Les fonctions de cet office consistaient originairement, selon le Père Anselme, à coucher le roi, le lever, faire son lit et sa chambre… Pour donner de la dignité à cet office, le roi inféoda la charge et la conféra pour être tenue à foi et hommage. Par là celui qui en était pourvu devenait vassal immédiat du prince, avait le droit de le suivre à la guerre et de combattre à ses côtés ; un tel honneur rendit cette charge une des premières dignités de l’État. En 824 on voit cet office exercé par Bonnard, comte de Barcelone. Mais le fief de grand chambrier étant sans domaines, on crut devoir lui en assigner un et l’on y attacha quelques droits à percevoir, par forme de cens, sur les communautés des cloutiers, des marchands de chapeaux et de vieilles robes. Ce droit fut supprimé par François Ier. Le même roi jugea à propos de diviser les fonctions domestiques de cette charge entre deux officiers, sous la dénomination de premiers gentilshommes de la chambre. Depuis cette époque, leur nombre a été porté à quatre. Mais on n’a point inféodé leur charge, on n’a point recréé en leur faveur le cens et la justice qui constituaient le fief de la grande chambrerie ; il ne leur reste donc de cet office que des droits sans juridiction et des devoirs circonscrits dans l’intérieur du palais, etc. » (Grimm, Corresp. littér., août 1775.)