Note 160 — VIII DIX-SEPTIÈME SIÈCLE (SUITE) 1673-1689
Reading edition
Personne ne fut plus jaloux que Lulli du privilège qui lui était concédé. Il défendit la musique aux Italiens, parce que c’était empiéter sur ses droits. On vit alors paraître sur la scène à la Comédie italienne un âne qui se mit à braire : « Taisez-vous, insolent, lui dit Arlequin, la musique nous est défendue. » En 1677, il fit interdire les représentations des marionnettes parce qu’elles chantaient et que l’Opéra seul avait le droit de chanter. Il fit défendre aux comédiens français d’avoir plus de six violons dans leur orchestre, parce que l’Opéra seul avait le droit de faire de la musique. Même pour chanter ou faire de la musique dans les théâtres de société, il fallait obtenir l’autorisation par écrit de Lulli.