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Les caquets de l'accouchée

Note 27 — LE CAQUET DE L'ACCOUCHÉE

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L'origine de cette locution s'explique d'ordinaire par un passage de Suétone (Vie de Vespasien, chap. 23), ainsi reproduit dans le livre de Moizant de Brieux: «Nous avons pris, dit-il, cette façon de parler de ce que fit autrefois le muletier de Vespasien, qui, sous pretexte que l'une des mules estoit deferrée, arrêta long-temps la litière de cet empereur, et par là fit avoir audience à celuy auquel il l'avoit promise sous l'asseurance d'une somme d'argent, mais dont l'odeur vint frapper aussitôt le nez de ce prince, qui l'avoit très fin pour le gain; en sorte, dit Suétone, qu'il voulut partager avec son muletier le profit qu'il avoit eu à ferrer la mule.» (Origine de diverses coutumes et façons de parler, Caen, 1672, p. 101.) De là venoit qu'on appeloit ferre-mule tout valet qui trompoit son maître sur le prix des achats qu'il lui faisoit faire: «Un serviteur malin, trompeur et ferre-mule.» (Chapelain, trad. du Gusman d'Alpharache, 1re part., chap. 4.)

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