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Les caquets de l'accouchée

Note 38 — LE CAQUET DE L'ACCOUCHÉE

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Il doit être fait ici allusion aux fêtes encore récentes que la Ville avoit données à Louis XIII quand il étoit venu, en 1620, allumer lui-même sur la place de Grève le feu de la Saint-Jean. Entre autres superfluitez de ce bûcher annuel, il ne faut pas oublier les chats qu'on y brûloit dans un sac ou dans un muid, singulier auto-da-fé dont il est parlé dans le libelle infâme, le Martyre de frère Jacques Clément, etc. Paris, 1589, p. 34, 35. Sauval, qui en fait mention dans ses Antiquités de Paris, t. 3, p. 631, cite ce passage des registres de la ville au XVIe siècle, tant de fois rappelé depuis: «Payé à Lucas Pommereux, l'un des commissaires des quais de la ville, cent sols parisis, pour avoir fourni durant trois années, finies à la Saint-Jean 1573, tous les chats qu'il falloit audit feu, comme de coutume, et même pour avoir fourni il y a un an, où le roi y assista, un renard pour donner plaisir à Sa Majesté, et pour avoir fourmi un grand sac de toile où estoient lesdits chats.» Dans une lettre de l'abbé Lebeuf (Journal de Verdun, août 1751), relative au feu de la Saint-Jean, se trouvent d'autres détails sur cette bizarre coutume d'y brûler des chats, et il y est fait ainsi allusion dans une pièce très rare, contemporaine des Caquets:

Un chat qui d'une course brève

Monta au feu Saint-Jean, en Grève;

Mais le feu, ne l'epargnant pas,

Le fit sauter du haut en bas.

(Le Miroir de contentement, Paris, 1619, in-12, p. 4.)

Je ne trouve la raison de cette cruauté contre les chats que dans la croyance où l'on étoit qu'ils se rendoient tous à un sabbat général la veille de la S.-Jean (Moncrif, les chats, 1re lettre). On les brûloit, le lendemain, comme convaincus de sorcellerie.

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