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Les caquets de l'accouchée

Note 149 — LE CAQUET DE L'ACCOUCHÉE

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Nous trouvons dans les satires d'Auvray le portrait complet, dont ceci n'est que l'esquisse:

. . . . . . . . Ce goguelu

Estoit gay, goffré, testonné,

Brave, comme un chou godronné;

La manteau à la Balagnie,

Le soulier à l'Academie,

Dedans la mule de velours,

Les jartiers à tours et retours.

Bouffant en deux roses enflées

Comme deux laictues pommées;

Le bas de Milan, le castor

Orné d'un riche cordon d'or.

L'ondoyant et venteux pennache

Donnoit du galbe à ce bravache;

Un long flocon de poil natté

En petits anneaux frizotté,

Pris au bout de tresse vermeille,

Descendoit de sa gauche oreille;

Son collet bien vuidé d'empois

Et dentelé de quatre doigts;

D'un soyeux et riche tabit

Estoit composé son habit;

Le pourpoint en taillade grande,

D'où la chemise de Hollande

Ronfloit en beaux bouillons neigeux

Comme petits flots escumeux;

Le haut de chausse à fond de cuve,

La moustache en barbier d'estuve,

Et recoquillé à l'escart

Comme les gardes d'un poignard;

La barbe, confuse et grillée,

En piramide estoit taillée

Ou en pointe de diamant.

Ce mignon alloit parfumant

Le lieu de son odeur musquée.

La mouche, à la tempe appliquée,

L'ombrageant d'un peu de noirceur,

Donnoit du lustre à sa blancheur.

(Le Banquet des Muses, satires divers du sieur Auvray, etc., p. 191-192.)

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