Note 30 — CHAPITRE II. DÉPART DES DISCIPLES DE JÉRUSALEM.—DEUXIÈME VIE GALILÉENNE DE JÉSUS.
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Cela s'est vu pour les miracles de la Salette et de Lourdes.—Une des manières les plus ordinaires dont se forme la légende miraculeuse est celle-ci. Un saint personnage passe pour faire des guérisons. On lui amène un malade, qui, par suite de l'émotion, se trouve soulagé. Le lendemain, on répète à dix lieues à la ronde qu'il y a eu miracle. Le malade meurt cinq ou six jours après; personne n'en parle, si bien que, à l'heure où l'on enterre le défunt, on raconte avec admiration sa guérison à quarante lieues de là.—Le mot prêté au philosophe grec devant les ex-voto de Samothrace (Diog. Laërte, VI, ii, 59) est aussi d'une parfaite justesse.