Note (Retour au texte) — TABLE DES MATIÈRES.
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L'intensité du froid est très-grande dans ce pays, plus grande, je crois, que dans toute autre contrée de la Sibérie. L'instrument[19] avec lequel les Russes mesurent la température varie, pendant quatre mois de l'hiver, de quarante à quarante-neuf degrés. Malgré la rigueur du froid, l'homme n'éprouve d'autre incommodité que la toux et le rhume, et les indigènes ne cessent pas de sortir et même de voyager. Dans les endroits que frappent les rayons du soleil, la chaleur n'est pas moins excessive en été que le froid en hiver; alors on ne peut plus se remuer; il est impossible de marcher nu-pieds sur le terrain sablonneux. Aussi les Yakoutes se passent-ils de chaussures plutôt en hiver qu'en été. Le chaud est beaucoup plus préjudiciable que le froid à la santé de l'homme; il cause des diarrhées de sang qui emportaient beaucoup de Yakoutes dans le temps que ceux-ci vivaient de lait en été. Il est à regretter que les médecins russes ne connaissent aucun remède pour guérir cette maladie.