Note Retour au texte principal — EN ROUMANIE Par M. TH. HEBBELYNCK.
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Chaque titre de boyard donnait droit à un certain nombre de paysans, redevables uniquement à leur seigneur. Soixante mille familles furent ainsi mises au service des boyards. Ces malheureux cultivateurs, sans être précisément attachés à la glèbe, n'avaient pas le droit de changer de maître, et ne pouvaient quitter leur terre qu'avec l'autorisation du propriétaire. «Encore en 1856, nous dit Elisée Reclus[4], les maîtres du sol et de ses habitants étaient environ 5 à 6 000 boyards. Mais parmi eux existait une grande inégalité; la plupart n'étaient que de petits propriétaires, tandis que 70 feudataires en Valachie et 300 en Moldavie, se partageaient, avec les monastères, la possession du territoire presque tout entier.»