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La conservation de ces bas-reliefs se rattache à la querelle des iconoclastes. Le culte des images depuis longtemps proscrit par les évêques d'Égypte, qui voyaient ainsi un moyen de faire disparaître les idoles, fut interdit en Orient par Léon l'Isaurien. Pendant l'été de l'année 726, indiction neuvième, dit Théophane dans ses Annales, il sortit une épaisse fumée, comme d'une fournaise ardente, entre les îles de Thera et Theresia de l'Archipel; la mer, s'élevant à gros bouillons, jeta quantité de pierres ponces de tous côtés, sur les terres voisines d'Asie et d'Europe, et il parut une île nouvelle près de l'île d'Hiera. Quoique de pareils accidents arrivent de temps en temps, l'empereur Léon prit celui-ci pour un prodige et pour marque de la colère de Dieu irrité de l'honneur qu'on rendait aux images. Car il s'était mis dans l'esprit que c'était une idolâtrie. Donc, après la dixième année de son règne, l'an de J. C. 727, ayant assemblé le peuple, il dit publiquement que faire des images était un acte d'idolâtrie; et que par conséquent on ne devait pas les adorer. Ce fut là l'origine de la querelle[33]. Saint Jean de Damas fut un des défenseurs les plus ardents du culte des images. Les empereurs persécutèrent ceux qui tenaient pour Jean. Constantin Copronyme ordonna que les églises fussent blanchies à la chaux, et assembla un concile qui condamna les idolâtres. En 787, le concile de Nicée condamna à son tour ces puritains, mais la querelle continua jusqu'en 842. Cette année, mourut l'empereur Théophile, laissant l'empire à son fils Michel sous la tutelle de Théodora Despuna. Théodora éleva au patriarcat Méthodius, défenseur des images, et la nuit du premier dimanche de carême les images furent rétablies solennellement. On nomma cette fête la fête de l'Orthodoxie, et l'Église grecque prit alors le nom d'Église orthodoxe. Depuis cette époque on célèbre ce même jour chaque année. On y chante à l'office de la nuit un hymne du confesseur Théophane de Jérusalem, en récompense de ses souffrances, et on y lit une légende qui contient l'histoire de l'hérésie des iconoclastes, mêlée de quelques fables.