Note Retour au texte principal — TABLE DES MATIÈRES.
Reading edition
Mais si les moines ont négligé l'étude des lettres, ils ont continué les travaux de peinture, de gravure et de sculpture sur bois qui leur ont fait une si grande célébrité. Le catholicon de Kariès donne une suite de fresques de l'époque la plus savante de l'école athonite. Ces peintures sont de Manuel, surnommé Panselinos (πανασεληνη pleine lune), né à Salonique vers le douzième siècle, date très-vague, mais que je n'ai pu avoir plus précise. Panselinos est considéré non-seulement comme le chef de l'école athonite, mais encore comme le maître de l'école byzantine tout entière. Les traditions de cette école ont été transmises dans un livre intitulé: Ερμηνεια της Ζωγραφίκης Guide de la peinture[18], rédigé vers 1650, par le moine Denys, du couvent de Fourna, près d'Agrapha en Thessalie, et son élève Cyrille de Chio. Ce manuel donne les recettes pour peindre, la manière de représenter les sujets religieux et l'ordre dans lequel ils doivent être disposés. Rédigé dans le but d'empêcher la défiguration des compositions religieuses, il a lié les peintres dans un réseau de règles invariables, et fait disparaître de leurs œuvres toute inspiration individuelle.