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Le 26 septembre, après une longue journée de marche, le capitaine arrivait au Zihoua, dont le nom signifie étang[9]; on le lui avait dépeint comme pouvant porter un vaisseau de ligne, il n'y trouva qu'une nappe d'eau peu profonde, ayant environ deux cent cinquante mètres de large, et dont le lit argileux est percé d'un côté par le granit. L'année suivante, quand l'expédition repassa au mois de décembre, le Zihoua n'offrait qu'un sol profondément craquelé par la sécheresse. Toutefois c'est un lieu de rendez-vous pour les caravanes, et le pays qui l'environne est plein d'éléphants, de girafes, de zèbres, qui vont s'y abreuver la nuit. Dans le jour, des rémipèdes s'y rassemblent, et le soir une quantité d'oiseaux le visitent. Lorsqu'il est desséché, on en est réduit à une eau crue et bourbeuse, que l'on puise à un ou deux milles dans des trous de six à huit mètres de profondeur. Tant qu'il n'est pas à sec, on ne peut y boire qu'en payant un droit assez élevé, et à dater de ses bords, le tribut qu'on exige des voyageurs est frappé rigoureusement, d'après le caprice du chef.