Note 18 — ERRATA.
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Note 18: Les Foullanes, qui, suivant le peuple qui les désigne, portent les noms de Félans, Foulbé, Fellata, ou Foulhas, composent une famille humaine d'un brun rouge, et la plus intelligente des tribus africaines. L'Orient a dû être leur berceau, mais les premiers chroniqueurs les trouvèrent établis près de la côte occidentale. Depuis cette époque, ils n'ont cessé de rétrograder vers le centre, où leurs progrès sont de plus en plus rapides. Ce fut d'abord une émigration de pasteurs, puis des établissements isolés, des villages sans lien politique et sans pouvoir, malgré la décadence des empires où ils étaient placés. Il en était ainsi depuis quatre siècles, quand, en 1802, le chef des Gober ayant réprimandé les Foullanes, au sujet de leurs prétentions naissantes, le cheik Othman dan Fodiyo, irrité de l'insolence du chef païen, souleva ses compatriotes, leur insuffla son fanatisme, et, en dépit de ses premières défaites, jeta les fondements d'un vaste empire. Son fils, Mohammed Bello, non moins distingué par son amour de la science que par son courage et ses qualités d'homme de guerre, consolida les conquêtes d'Othman; et, malgré la faiblesse d'Aliyou, qui n'a de Mohammed que la bienveillance et les bonnes intentions, l'État féodal des Foullanes comprend toujours un espace de dix-huit cents kilomètres de longueur sur six cents kilomètres de large. Il est vrai que la révolte est partout, et que les grands vassaux, non moins que les indigènes, semblent à la veille de se partager l'empire.[Retour au texte principal.]