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Le songe d'une nuit d'été

Note (retour) — ACTE QUATRIÈME

François Guizot translation

DÉMÉTRIUS.—Noble duc, c'est la belle Hélène qui m'a informé de leur évasion dans ce bois, et du dessein qui les y conduisait; et moi, dans ma fureur, je les ai suivis jusqu'ici; et la belle Hélène, poussée par sa tendresse, m'a suivie. Mais, mon bon prince, je ne sais par quelle puissance (sans doute par quelque puissance supérieure) mon amour pour Hermia, fondu comme la neige, me semble en ce moment le souvenir confus des vains hochets dont je raffolais dans mon enfance; et maintenant l'unique objet de ma foi, de toutes les affections de mon coeur, l'objet et le plaisir de mes yeux, c'est Hélène seule; j'étais fiancé avec elle, mon prince, avant que j'eusse vu Hermia: comme un malade, je me dégoûtai de cette beauté; mais aujourd'hui bien portant, je reviens à mon goût naturel; maintenant, je la veux, je l'aime, je la désire, et je lui serai à jamais fidèle35.

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