Note (retour) — ACTE QUATRIÈME
François Guizot translation
BOTTOM.—Quand mon tour viendra, appelez-moi, et je répondrai.—Ma première réplique est: Très-beau Pyrame.—Hé, holà!—Pierre Quince; Flute, le raccommodeur de soufflets; Snout, le chaudronnier; Starveling... Mort de ma vie! ils se sont évadés d'ici et m'ont laissé endormi.—J'ai eu une bien étrange vision! j'ai fait un songe... il est au-dessus des facultés de l'homme de dire ce qu'était ce songe. L'homme n'est qu'un âne, s'il veut se mêler d'expliquer ce rêve. Il me semblait que j'étais....—Il n'y a pas d'homme qui puisse dire ce que j'étais. Il me semblait que j'étais... et il me semblait que j'avais...—Mais l'homme n'est qu'un fou en habit d'arlequin, s'il entreprend de dire ce qu'il me semblait que j'étais. L'oeil de l'homme n'a jamais ouï, l'oreille de l'homme n'a jamais vu; la main de l'homme ne peut goûter, ni sa langue concevoir ni son coeur exprimer en paroles ce qu'était mon rêve. Je veux aller trouver Pierre Quince pour qu'il compose une ballade sur mon songe: on l'appellera le rêve de Bottom36, parce que c'est un rêve sans fond; et je le chanterai à la fin de la pièce, devant le duc: et peut-être même, pour rendre la pièce plus agréable, le chanterai-je à la mort de Thisbé. (Il sort.)