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Le songe d'une nuit d'été

Note (retour) — ACTE DEUXIÈME

François Guizot translation

PUCK.—Vous devinez juste: je suis ce joyeux esprit errant de là-haut; je fais rire Oberon par mes tours, lorsque, en imitant les hennissements d'une jeune cavale, je trompe un cheval gras et nourri de fèves. Quelquefois je me tapis dans la tasse d'une commère, sous la forme d'une pomme cuite; et lorsqu'elle vient à boire, je saute contre ses lèvres, et répand sa bière sur son sein flétri; la plus vénérable tante, en contant la plus triste histoire, me prend quelquefois pour un tabouret à trois pieds: soudain, je me glisse sous elle; elle tombe à terre, elle crie: tailleur14, et la voilà prise d'une toux convulsive; alors toute l'assemblée se tient les côtés, éclate de rire, redouble de joie, éternue et jure que jamais on n'a passé là d'heure plus joyeuse. Mais, place, belle fée; voici Oberon.

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