Note 31 — I
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Que l’on pèse ces expressions de M. Oldenberg : « Quand le Bouddha s’engage dans cette grande entreprise d’imaginer un monde de salut où l’homme se sauve lui-même et de créer une religion sans Dieu, la spéculation brahmanique a déjà préparé le terrain pour cette tentative. La notion de la divinité a reculé pas à pas, les figures des anciens dieux s’effacent pâlissantes, le Brahma trône dans son éternelle quiétude, très haut au-dessus du monde terrestre, et, en dehors de lui, il ne reste plus qu’une seule personne à prendre une part active à la grande œuvre de la délivrance : c’est l’homme. » Qu’est-ce à dire, sinon que l’athéisme du Bouddha est le fruit amer et desséché de la spéculation, mûri au sein d’une décomposition de la foi religieuse ?