Note 383 — TROISIÈME PARTIE.
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Note 383:
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Ces mésalliances intéressées étoient, en effet, fort communes. Si George Dandin avoit épousé mademoiselle de Sotenville pour son titre, celle-ci l'avoit épousé pour son argent. Les filles des partisans et financiers, par exemple, étoient fort recherchées, même par les plus hauts personnages; ainsi, celle de la Raillière, dont il est question dans le
Roman comique
, épousa le comte de Saint-Aignan, de la maison d'Amboise; celle de Feydeau épousa le comte de Lude, gouverneur de Gaston, duc d'Orléans. Mademoiselle de Chemeraut se maria au fils d'un paysan enrichi qui avoit quatre millions. «Le bien est depuis longtemps ce que l'on considère le plus en fait de mariage», dit plus loin l'auteur de cette 3e partie.
Mademoiselle de Gournay, dans son Traité de la néantise de la commune vaillance de ce temps et du peu de prix de la qualité de la noblesse, écrit: «Ceux mesmes de qui la noblesse est franche à leur mode du costé des pères sont presque tous meslez à ceste condition citoyenne qu'ils appellent roturière, par les mères, femmes ou maris d'eux, ou leurs proches, ou sont... prêts de s'y mesler, rebuttans fort et ferme les alliances de leur ordre, si les richesses y sont plus courtes de dix escus... Et faut noter en passant que bien souvent ils désirent en vain ces affinitez, estans eux-mesmes fort peu desirez par elles.»