Note 357 — TROISIÈME PARTIE.
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Note 357:
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Ces sortes de présents étoient admis chez les acteurs, et s'acceptoient sans honte. Molière fit, à ce que raconter Grimarest, cadeau à l'un de ses anciens camarades, le comédien Mondorge, de 24 pistoles et d'un habit magnifique, et il avoit auparavant agi de la même manière envers Baron, encore enfant, mais déjà acteur dans la troupe de la Raisin. On lit dans le Ragotin de La Fontaine:
La Baguenaudière. ...Que dites-vous de mon habit de chasse? La Rancune. Qu'il est beau pour jouer un baron de la Crasse. La Baguenaudière. Je vous en fais présent, etc. Cet habit est pour toi; fais m'en venir à bout. (II,4.)
Et dans les Visionnaires de Desmarets:
Ces vers valent cent francs, à vingt francs le couplet: Allez, je vous promets un habit tout complet.
dit-on au poète. Chappuzeau (l. III, ch. 18, du Théâtre franç.) donne de curieux détails sur les dépenses extraordinaires que les comédiens devoient faire pour leurs habits, tant à la ville qu'au théâtre, «étant obligés de paroître souvent à la cour, et de voir à toute heure des personnes de qualité.» Il nous apprend aussi, au même endroit, qu'en certaines circonstances les gentilshommes de la chambre avoient ordre de contribuer aux frais de ces habits.