Note 432 — TROISIÈME PARTIE.
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Note 432: (retour) Cette histoire, comme on peut le voir à l'une des pages suivantes, se passe à l'époque du siége de La Rochelle, c'est-à-dire en 1627. A cette époque, les duels, en effet, étoient des plus fréquents, et souvent pour des motifs tout aussi futiles que celui qui est mentionné plus loin; on se battoit pour un oui, pour un non, pour rien du tout. Il y avoit encore de ces raffinés d'honneur qui avoient surtout fleuri sous le règne de Henri IV, «gens, dit d'Aubigné, qui se vattent pour un clin d'uil, si on ne les salue que par acquit, pour une fredur, si le manteau d'un autre touche le lur, si on crache à quatre pieds d'ux..., sur un rapport, vien qu'il se troube faux.» (Le Bar. de Fæn., éd. Jannet, I, 9.) Cela étoit devenu une affaire de mode et de bon ton, tellement que les laquais même, dit Sauval, se portoient sur le pré. On sait avec quelle rigueur Richelieu fut obligé de sévir contre ce cruel et frénétique divertissement, et comment il punit Bouteville de lui avoir désobéi. La fureur des duels étoit telle, d'après Savaron, qu'en vingt ans huit mille lettres de grâce avoient été octroyées à des gens qui avoient tué leurs adversaires en champ-clos (Traité contre les duels, 1612). «Un gentilhomme, dit Sorel, n'estoit point prisé s'il ne s'estoit battu en duel.» (Franc., VII.) Et quelques pages plus loin il revient encore sur cet engouement des combats singuliers. Louis XIV lui-même avoit eu velléité d'envoyer un cartel à l'empereur Léopold. (Lettres de Pellisson.) V. aussi ce que dit de la même manie le cavalier Marin dans sa Lettre sur les moeurs parisiennes. C'étoit un dernier reste des usages de la chevalerie, entretenu par l'habitude des guerres civiles.