Note (retour) — TROISIÈME PARTIE.
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L'Etoile prit la parole, disant: «Mais le plus grand que vous sçauriez nous avoir jamais rendu...» Elle vouloit continuer, quand Ragotin se leva pour dire qu'il vouloit faire une comedie de cette histoire, et qu'il n'y auroit rien de plus beau que la decoration du theâtre: un beau parc avec son grand bois et une rivière; pour le sujet, des amans, des combats, et une première messe. Tout le monde se mit à rire, et Roquebrune, qui le contrarioit toujours, lui dit: «Vous n'y entendez rien; vous ne sçauriez mettre cette pièce dans les règles, d'autant qu'il faudroit changer la scène et demeurer trois ou quatre ans dessus.» Alors le prieur leur dit: «Messieurs, ne disputez point pour ce sujet, j'y ai donné ordre il y a longtemps. Vous savez que M. du Hardi n'a jamais observé cette rigide règle des vingt-quatre heures, non plus que quelques-uns de nos poètes modernes, comme l'auteur de Saint-Eustache 424], etc.; et M. Corneille ne s'y seroit pas attaché, sans la censure que M. Scudery voulut faire du Cid 425: aussi tous les honnêtes gens appellent ces manquements de belles fautes. J'en ai donc composé une comedie que j'ai intitulée: La Fidélité conservée après l'esperance perdue; et depuis j'ai pris pour devise un arbre depouillé de sa parure verte 426, et où il ne reste que quelques feuilles mortes (qui est la raison pourquoi j'ai ajouté cette couleur à la bleue), avec un petit chien barbet au pied et ces paroles pour âme de la devise: «Privé d'espoir, je suis fidèle.» Cette pièce roule les theâtres il y a fort longtemps.--Le titre en est aussi à propos que vos couleurs et votre devise, dit l'Etoile, car votre maîtresse vous à trompé, et vous lui avez toujours gardé la fidelité, n'en ayant point voulu epouser d'autre.»