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Le Roman Comique

Note (retour) — TROISIÈME PARTIE.

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Vous sçavez ce qu'il en réussit. Le siége fut levé, la ville rendue et la paix faite par l'entremise de Mazarin 423. Ce fut le premier degré par où il monta au cardinalat, et à cette prodigieuse fortune qu'il a eue ensuite du gouvernement de la France. Nous nous en retournâmes à Saint-Patrice, où je persistai toujours à me rendre religieux. Mais la divine Providence en disposoit autrement. Un jour M. de Saint-Patrice me dit, voyant ma resolution, qu'il me conseilloit de me faire prêtre seculier; mais j'apprehendai de n'avoir pas assez de capacité, et il me repartit qu'il y en avoit de moindres. Je m'y resolus, et je pris les ordres sur un patrimoine, que madame sa mère me donna, de cent livres de rente, qu'elle m'assigna sur le plus liquide de son revenu. Je dis ma première messe dans l'eglise de la paroisse, et ladite dame en usa comme si j'eusse été son propre enfant; car elle traita splendidement une trentaine de prêtres qui s'y trouvèrent et plusieurs gentilshommes du voisinage. J'etois dans une maison trop puissante pour manquer de benefices; aussi six mois après j'eus un prieuré assez considerable, avec deux autres petits benefices. Quelques années après j'eus un gros prieuré et une fort bonne cure: car j'avois pris grande peine à etudier, et je m'etois rendu jusqu'au point de monter en chaire avec succès, devant les beaux auditoires et en presence même de prelats. Je menageai mes revenus et amassai une notable somme d'argent, avec laquelle je me retirai dans cette ville, où vous me voyez maintenant ravi du bonheur de la connoissance d'une si charmante compagnie et d'avoir eté assez heureux de lui rendre quelque petit service.»

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