Note 410 — TROISIÈME PARTIE.
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Note 410:
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Ce n'étoit pas là l'opinion de Scarron, au moins quand il alla prendre possession de son bénéfice. Qu'on voie en quels termes irrévérencieux il traite les habitants du lieu:
Parleray-je des jouvenceaux... Ayant tous canon trop plissé, Rond de botte trop compassé, Souliers trop longs, grègue trop large, Chapeaux à trop petite marge...? Parleray-je des damoiselles, Aux très redoutables aisselles? etc.
Et ailleurs (rondeau redoublé à mademoiselle Descart, recueil de 1648), il dit:
Le Mans seroit un séjour, bien hideux Sans votre soeur, sans vous, sans votre frère.
Mais ce ne sont là que des boutades; Scarron, à ses premiers voyages, avoit mieux parlé du Mans. Du reste, c'étoit en effet une ville où il y avoit alors du beau monde, et du monde civilisé: ainsi le gouverneur, M. de Tresmes, le baron de Lavardin, lieutenant du roi, le baron des Essarts, sénéchal, l'archidiacre Costar et Louis Pauquet, les Portail, les Denisot, les Levayer, la famille des Tessé et des Beaumanoir, l'évêque M. de Lavardin, mademoiselle de Hautefort, qui faisoit sans doute, de temps à autre, des excursions au Mans, de son château sis dans le Maine, etc. La préciosité s'étoit répandue au Mans et dans la province, et, à en croire le Procès des pretieuses, de Somaize, c'étoit un des pays où le langage quintessencié des ruelles avoit le plus pris racine. V. Somaize, Bibl. elzev., t. 2, p. 59, 68, etc. On conçoit donc qu'il pût y avoir beaucoup de filles accortes et spirituelles.