Note 248 — ROMAN COMIQUE
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Note 248:
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....Tu règles jusqu'au convoi, Jusqu'aux frais de tes funérailles, Dans la peur qu'à ta mort on ne gagne avec toi,
dit Chevreau dans sa fable Le Renard et le Dragon, imitée de Phèdre (Chevriana). «L'avare dépense plus, mort, en un jour, qu'il ne faisoit vivant en dix années.» (La Bruyère, Des biens de fortune.) On peut encore voir plusieurs traits d'avarice analogues à celui que Scarron prête à l'hôte dans l'Harpagoniana de Cousin d'Avallon, p. 25, 66, 87 (1801, in-18). L'avarice est un des ridicules que les écrivains du XVIIe siècle ont traité le plus souvent et le plus volontiers, et Scarron lui-même, qui y avoit déjà touché dans sa 1re partie (ch. 13), y est revenu plus au long dans le Châtiment de l'avarice, une de ses meilleures nouvelles tragi-comiques. Les satires et les comédies de ce temps, Boileau comme Molière, Cyrano de Bergerac comme Larochefoucault et comme Guy Patin, sans parler des recueils de pièces détachées (V. Commentaire sur la lésine, t. 3 du Recueil pen rose de Sercy), s'y étendent complaisamment, ainsi que tous les romans comiques, satiriques et bourgeois d'alors. Qu'il me suffise de citer Ch. Sorel dans Francion (l. 3 et 8); le marquis d'Argentuare, du Roman satirique de Lannel; le procureur Vollichon, du Roman bourgeois de Furetière; Tristan, avec l'Avare libéral de son Page disgracié (p. 86); le Noble, avec son Avare généreux, etc. C'est que, malgré la prodigalité des brillants courtisans de Versailles, l'avarice paroît avoir été un vice très répandu au XVIIe siècle. (V. surtout Tallemant, passim.)