Note 58 — ROMAN COMIQUE
Reading edition
Note 58: (retour) Il arrivoit souvent alors des désordres et des accidents du même genre, à la comédie, faute d'une surveillance et d'une organisation suffisantes. Il est encore question plus loin de troubles analogues (2e part., ch. 5). Guéret, dans le Parnasse réformé, fait dire à La Serre qu'on tua quatre portiers du théâtre la première fois que son Thomas Morus fut joué. On peut voir dans Chappuzeau (Théâtre français) combien le poste de portier de comédie étoit périlleux: «Les portiers sont commis, dit-il, pour empêcher les désordres qui pourroient survenir, et, pour cette fonction, avant les défenses étroites du roi d'entrer sans payer (9 janv. 1673), on faisoit choix d'un brave, etc.» Beaucoup de personnes vouloient s'attribuer le droit de ne pas payer en entrant, et c'étoient des rixes continuelles. On lit souvent dans le Registre de La Grange des frais de pansement pour portiers blessés (Taschereau, Histoire de la troupe de Molière, dans le journal l'Ordre, 24 janv, 1850).