Note (retour) — ROMAN COMIQUE
Reading edition
Reste le Juge de sa propre cause (II, 14), qui, cette fois, n'est pas tiré du livre de Solorzano. Au premier coup d'oeil, même avant de l'avoir lu, l'origine espagnole n'en sauroit être douteuse pour qui se rappelle le Médecin de son Honneur, le Geôlier de soi-même, et tous ces titres par rapprochements et par antithèses que cette littérature affectionne. Lope de Vega a fait el Juez en su causa (V. Las comedias del famoso, etc., in-4, dern. vol., Bibl. imp.) 35; mais la source immédiate de la nouvelle de Scarron doit être cherchée ailleurs: c'est le 9e récit des Novelas exemplares y amorosas, sorte de décaméron dû à la plume de dona Maria de Zayas (Barcelone, Joseph Giralt; l'approbation est de juin 1634): el Juez de su causa. Scarron a fait plus qu'imiter un modèle; sauf quelques interversions et quelques légers changements, portant soit sur les noms, soit sur les détails, qu'il modifie au goût du pays et de l'époque, il s'est borné à traduire, et souvent avec la plus complète exactitude.