Note (retour) — ROMAN COMIQUE
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C'est encore une satire qui, suivant moi, n'est guère plus claire et plus amusante, mais qui a le mérite d'être plus courte, que cette Histoire de la princesse de Paphlagonie, écrite vers la même époque, en un moment de velléité littéraire, par mademoiselle de Montpensier. Il lui prit un jour fantaisie de railler, sous des noms supposés, quelques dames de la cour, et, pour arriver à ses fins, elle eut recours à la forme du roman,--sinon dans le style, plus simple et moins emphatique, quoiqu'il reproduise toutes les expressions consacrées,--du moins dans la fable et l'invention, farcies de tous les ingrédients habituels recommandés par la recette. Elle y perce surtout de ses flèches mademoiselle Vandy et madame de Sablé, la comtesse de Fiesque, et sa favorite, madame de Fontenac. Mais cet ouvrage, où manquent l'observation générale et l'invention, n'a d'intérêt que par la clef, qui lui donne la valeur d'un document historique 10. Pris en soi, ce n'est qu'un récit embrouillé, diffus, sans but et sans méthode, écrit lourdement, mais non sans prétention. Mademoiselle de Montpensier fut moins heureuse encore dans la Relation de l'Ile imaginaire, dont on lui attribue la composition, bien qu'elle porte la signature de Segrais 11, qui servit également de prête-nom à madame de Lafayette. Au moins y avoit-il quelques peintures de moeurs dans le précédent ouvrage, tandis que celui-ci, à la fois fort court et assez insignifiant, est écrit sans gaîté, sans netteté et sans vraisemblance, malgré l'excellent modèle qu'elle avoit dans un épisode de Don Quichotte. On y trouve tout au plus quelque mérite de style. Je n'ai pu guère démêler, pour toute intention satirique, que certains traits timides décochés contre Nervèze, qui étoit alors, avec Des Escuteaux, son compère, le bouc émissaire de la littérature.