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Le roman bourgeois

Note 114 — LIVRE SECOND.

Reading edition

On n'est pas d'accord sur l'origine du nom de ces contes, et, faute d'autre étymologie, on est obligé de s'en tenir à l'opinion de ceux qui croient qu'il s'agit ici des contes semblables à celui de la reine Pédauque, reine à la patte d'oie (V. Rabelais, liv. 4, chap. 41), ou d'adopter la version émise dans la Bibliothèque des Romans, où il est dit: «Cette expression (contes de ma mère l'oie) est prise d'un ancien fabliau dans lequel on représente une mère oie instruisant de petits oisons, et leur faisant des contes dignes d'elle et d'eux, etc.» Reste à trouver le fabliau. D'après une phrase de Ch. Perrault, qui devoit s'y connoître, dans son Parallèle des anciens et des modernes, on pourroit penser que la mère l'oye étoit un conte aussi bien que Peau d'âne, et qu'étant plus fameux que les autres, il avoit donné son nom à toute la série. Il est étrange alors que Perrault ne l'ait pas reproduit dans son recueil, d'autant que le titre de sa première édition (1697) est celui-ci: Contes de ma Mère l'oye.—L'oie sauvage et la cigogne passant pour être le même oiseau dans quelques pays, comme la Hollande, on comprendra que les contes de l'oie aient pu être appelés aussi bien contes de la cigogne. Dans la Comédie des Proverbes, acte 2, sc. 2, on ne les désigne que sous ce dernier nom.

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