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Le roman bourgeois

Note 122 — LIVRE SECOND. (continued 2)

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Alors on faisoit une grande différence entre la maison à porte cochère et la maison à petite porte. C'est d'après cela que l'on calculoit la fortune du propriétaire ou du locataire. Pendant la fronde, quand on créa une garde bourgeoise pour la défense de la ville, les portes cochères durent fournir chacune un cavalier, tandis que les portes ordinaires ne devoient qu'un fantassin. On lit à ce propos dans le Courrier burlesque de la guerre de Paris:

Le mardi (12 janvier 1649), le conseil de ville Fit un reglement fort utile, Savoir, que pour lever soldats, Tant de pied comme sur dadas, L'on taxeroit toutes les portes, Petites, grandes, foibles, fortes; Que la cochère fourniroit Tant que le blocus dureroit Un bon cheval avec un homme, Ou qu'elle donneroit la somme De quinze pistoles de poids, Payable la première fois; Les petites, un mousquetaire, Ou trois pistoles pour en faire.

(Pièces à la suite des Mémoires du cardinal de Retz, Amst., 1719, in-12. t. 4, p. 270.)

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