Note 29 — LIVRE PREMIER
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C'étoit un des ajustements mis à la mode par le duc de Candale, le Brummell, le d'Orsay du XVIIe siècle. Bussy, dans son Histoire amoureuse des Gaules, a raconté ses amours avec madame d'Olonne (édit. 1754, t. 1er, p. 1-42). Saint-Evremond nous a donné de lui un charmant portrait (Œuvres, 1753, in-12, t. 3, p. 154-180), et nous savons par les Mémoires de Cavagnac (t. 1er, p. 220) et par ceux de mademoiselle de Montpensier (coll. Petitot, 2e série, t. 41, p. 489), l'histoire de sa querelle avec Bartet, au sujet même de cette recherche de M. de Candale pour les ajustements. Bartet, jaloux des préférences que la marquise de Gouville accordoit à Candale, avoit dit: «Si l'on ôtoit à ce beau duc ses grands cheveux, ses grands canons, ses grandes manchettes et ses grosses touffes de galant, il ne seroit plus qu'un squelette et un atôme.» Candale le sut, et un jour, en pleine rue Saint-Thomas-du-Louvre, il fit arrêter Bartet par Laval, son écuyer, et par onze de ses gens, qui, le poignard d'une main, les ciseaux de l'autre, lui coupèrent un côté de cheveux, un côté de moustache, lui arrachèrent son rabat, ses canons, ses manchettes, etc., et le laissèrent en lui disant que c'étoit de la part de M. de Candale. Tallement nous a aussi parlé de ce muguet brutal. Il a raconté ses amours avec madame de Saint-Loup. (Historiettes, t. 8, p. 88, édit. in-12.)