Note 27 — LIVRE PREMIER
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Ce mot pifre, que nous avons si étrangement détourné de son sens, étoit depuis le XIIIe siècle employé comme terme de mépris. On n'appeloit pas autrement que pifres ou bougres certains hérétiques des Flandres et de la Bourgogne. (Valesiana, p. 81-82.) Fleury de Bellingen explique ainsi l'étymologie de ce mot: «On nomme ordinairement gros piffre un gros homme qui a les joues rebondies de graisse. Mot emprunté et corrompu de l'allemand pfeiffer, qui signifie un joueur de fiffre, et approprié à telles sortes d'hommes, parce qu'un joueur de fiffre se fait enfler les joues à force de souffler, en flûtant, comme ceux-ci les ont enflées à force de manger.» (L'Etymologie des Proverbes français, La Haye, 1656, in-8., p. 3.)