Note 24 — LIVRE PREMIER
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Ou appeloit ainsi les chaises à porteur perfectionnées, sous Louis XIII, par Montbrun de Souscarrière, bâtard du duc de Bellegarde. Avant lui, celles dont, en 1617, P. Le Petit avait eu le privilége n'étoient pas couvertes; ce n'étoient que de simples fauteuils fixés à deux bâtons en forme de brancards. Dans un voyage qu'il fit à Londres, Montbrun vit des chaises couvertes et fermées, et à son retour il se hâta d'en faire établir de pareilles à Paris, pour lesquelles il obtint, lui aussi, un privilége, par lettres-patentes enregistrées en parlement. (Sauval, Antiq. de Paris, chap. Voitures, t. Ier, p. 192.) Montbrun le partageoit avec madame de Cavoye. Il mit tout en œuvre pour que ses chaises devinssent à la mode. «Il n'alloit plus autrement, dit Tallemant, et durant un an on ne rencontroit que lui par les rues, afin qu'on vît que cette voiture étoit commode. Chaque chaise lui rend, toutes les semaines, cent sous; il est vrai qu'il fournit de chaises, mais les porteurs sont obligés de payer celles qu'ils rompent,» (Historiettes, 1re édit., t. 4, p. 188, 191.) Ces chaises étoient numérotées, comme nos fiacres. (Id., t. 3, p. 253.) Elles firent vite fortune. Mascarille, comme un vrai marquis, s'en passoit la fantaisie: «Il fait un peu crotté, mais nous avons la chaise.—Madelon. Il est vrai que la chaise est un retranchement merveilleux contre les insultes de la boue et du mauvais temps.» (Les Précieuses ridicules, scène 10.)