Note 60 — VII. LA COUR DE VOLTAIRE.
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Sur ses vieux jours, Voltaire aimait beaucoup les enfants. Wagnières était devenu père de famille à Ferney: Voltaire caressait ses enfants et voulait qu'ils jouassent à ses pieds. Quand il dictait, s'il entendait Wagnières répondre de travers à un de ses marmots tout barbouillé de confitures, il rudoyait Wagnières et prenait le parti des enfants. «Sachez donc qu'il faut toujours leur répondre juste et ne jamais les tromper.» On voit que Voltaire était toujours plus préoccupé de son œuvre que de ses œuvres.
Un catholique, trop catholique, a dit de Voltaire: «Mauvais fils et mauvais père,» car il croit que, comme Jean-Jacques, il a perdu ses enfants. Un autre catholique plus sérieux, mais non moins passionné, M. de Bonald, a écrit: «Voltaire, J. J. Rousseau et d'Alembert ont vécu dans le célibat, ou n'ont pas laissé leur nom dans la société. Ils semblent avoir redouté l'arrêt définitif de la postérité, et avoir voulu n'être jugés que par contumace.»