Note 56 — VII. LA COUR DE VOLTAIRE.
Reading edition
La bibliothèque de Voltaire, qui devint celle de la grande Catherine, se composait de six mille volumes très-variés: toutes les ténèbres lumineuses de l'esprit humain.
Il a manqué un livre à sa bibliothèque—un livre divin qui eût illuminé les autres: l'Évangile. Il a beau évoquer les sages de l'Inde et de la Grèce, il ne trouve pas l'adorable sagesse des paraboles. Je me souviens ici de ces belles paroles que disait un ministre, M. Rouland, à la jeune France des Écoles: «Nous estimons l'antiquité ce qu'elle vaut dans le domaine magnifique de l'art, mais sans oublier qu'elle a succombé sous l'étreinte énervante du matérialisme, pour faire place à la civilisation de l'Évangile et au droit de l'humanité.»