Note 66 — VII. LA COUR DE VOLTAIRE.
Reading edition
L'impératrice de Russie se faisait peindre pour son frère des Alpes, et le roi de Prusse écrivait ses hymnes à Voltaire jusque sur les services de porcelaine qu'il lui envoyait à Fernex. «Il y avait, dit Grimm, sur les pièces de cette merveille de Saxe, des Arions portés par des dauphins, des Orphées, des Amphions, des lyres et tous les divers emblèmes de la poésie. Le patriarche a répondu au roi que Sa Majesté mettait ses armes partout. Le roi a répliqué par une lettre charmante, où, en parlant de la fable des dauphins, il dit, entre autres: «Tant pis pour les dauphins qui n'aiment pas les grands hommes.» Ce commerce soutenu qui s'établit entre les souverains et les philosophes appartient à notre siècle exclusivement, et fera une époque mémorable, non-seulement dans les lettres, mais encore par son influence dans l'esprit public des gouvernements.»