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Le roi Lear

Note (retour) — ACTE QUATRIÈME

François Guizot translation

CORDÉLIA.—Quand vous n'auriez pas été leur père, ces mèches blanches réclamaient leur pitié. Était-ce là un visage qui dût être exposé à la fureur des vents, supporter les profonds roulements du tonnerre aux coups redoutables, et les traits perçants et terribles des rapides éclairs qui se croisaient dans tous les sens? Te fallait-il affronter la nuit, pauvre aventurier48, couvert d'une si légère armure?—Le chien de mon ennemi, m'eût-il mordue, aurait passé cette nuit-là auprès de mon feu; et toi, mon pauvre père, tu devais être forcé à chercher un abri parmi les pourceaux, les misérables abandonnés du ciel, sur la paille brisée et fangeuse!—Hélas! hélas! c'est un miracle que tout n'ait pas fini à la fois, ta raison et ta vie.—Il s'éveille; parlez-lui.

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