Note 70 — DEUXIÈME PARTIE DE L'AFFRANCHISSEMENT PAR L'AMOUR. LA NATURE
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Il fallut des siècles pour que la raison se fît jour, pour que l'enfant reparût ce qu'il est, un innocent. On eut de la peine à croire que l'homme fût un être héréditairement pervers[70]. Il devint difficile de maintenir dans sa barbarie le principe qui damnait les sages non chrétiens, les simples et ignorants, les enfants morts sans baptême. On inventa pour les enfants le palliatif des limbes, un petit enfer plus doux où ils flotteraient toujours, loin de leurs mères, en pleurant.