Note 178 — LE QUART ARTICLE.
Reading edition
Les occupations que l’auteur donne ici aux Romaines étoient sans aucun doute celles des femmes de son temps, et ce passage est certainement un des plus curieux de son livre. Le bric, qui me paroît la même chose que la briche ou bricque, est déjà cité au XIIIe siècle dans les œuvres de Rutebeuf (de Brichemer), on y jouoit assis et à l’aide d’un petit bâton.—Qui féry? me paroît évidemment notre main chaude.—Le jeu de pince-merille est écrit pince-morille dans les jeux de Gargantua (Rabelais, livre I, chapitre XXII), c’est tout ce que j’en connois.—Le tiers étoit une sorte de colin-maillard dont il est parlé dans Rabelais, les Arrêts d’amour et des lettres de rémission de 1391, citées par Du Cange au mot Tertium.—La mention des cartes comme jeu d’ébatement, dans un ouvrage écrit sûrement en 1393, est fort importante, et nous paroît démontrer la réalité de la distinction établie par M. Duchesne entre les cartes jeux d’ébatement, jeux d’enfans, naibi, et les cartes devenues quelques années après jeu de hasard. En lisant ce passage du Ménagier on comprend que les cartes aient pu être connues en 1369, et ne pas figurer cependant parmi les jeux de hasard défendus cette année par Charles V. (Voy. Jeux de Cartes tarots, publiés par la Société des Bibliophiles, 1844, in-folio, p. 4.)