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Le ménagier de Paris (v. 1 & 2)

Note 1412 — LE DEUXIÈME ARTICLE[1410] DE LA TROISIÈME DISTINCTION,

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Cette manière de voler semble bien devoir être celle que d’Arcussia (Ve partie, ch. XVI, et Confér. 30) appelle voler à la toise (et aussi Sainte-Aulaire, p. 103) ou source, à lève-cul ou à la couverte. C’est quand on lâchoit l’oiseau de poing tout près de sa proie, au moment où elle s’enlevoit, et qu’il l’empiétoit avant qu’elle eût eu le temps de se mettre en aile. Les oiseaux de poing prenoient presque toujours leur gibier de cette manière, soit à son premier départ, soit à la remise, c’est-à-dire au second vol. Dans ce dernier cas ils attendoient souvent sur un arbre ou sur une haie que les chiens fissent repartir l’oiseau chassé. Huber, dans ses Observations sur le vol des oiseaux de proie (1784, in-4º, p. 36), a très-bien expliqué cette manière de voler qu’il appelle le saut et qui est propre aux oiseaux de poing. Il dit que le saut résulte d’un élancement qui part de la plante des pieds puis d’une forte et brusque contraction des ailes. Il distingue le saut montant, le saut de niveau (tous deux ne portent que 6 ou 7 toises) et le saut plongeant, qui est le plus puissant.

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