Note 1603 — LE DEUXIÈME ARTICLE[1410] DE LA TROISIÈME DISTINCTION,
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Cette qualification n’est pas donnée au lanier par les anciens fauconniers, et d’Arcussia nous apprend (Conférence, p. 7) que de son temps le lanier étoit appelé, seulement en Italie, faucon vilain, par opposition au faucon gentil. Au temps où Buffon écrivoit, on ne se servoit plus en France ni de laniers ni de sacres, et il n’a pu décrire ces deux espèces. Il est fâcheux qu’il n’ait pas consulté Sainte-Aulaire et d’Arcussia qui donnent de grands détails sur ces oiseaux (p. 16, 20, 28, et d’A. 39, 48). Ces deux auteurs n’ont cependant pas su d’où le sacre était originaire. Franchières a dit (Liv. I, VI) qu’il venoit de Russie et de Tartarie, et Pedro Lopez de Ayala qui écrivoit à la fin du XIVe siècle un savant traité de fauconnerie resté inédit, confirme à peu près cette opinion, puisqu’il le dit originaire de Norwége. Il dit qu’il y a aussi des sacres en Roménie. Notre auteur dit que cet oiseau est originaire de Flandre, parce qu’il en voyoit sans doute apporter à Paris par les marchands venant de ce pays. Ayala nous apprend que ces marchands d’oiseaux parcouroient d’abord les cours d’Allemagne, puis venoient à Bruges; de là à Paris, puis en Brabant; de Brabant en Angleterre, et enfin en Espagne.