Note 79 — INTRODUCTION.
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Il falloit bien au reste que la consommation de Paris fût très-considérable. J’ai vu dans les registres du Parlement la preuve qu’en 1422 on amenoit même de Savoie des bœufs à Paris (14 juillet 1422). Une ville pour laquelle des approvisionnemens arrivent de si loin est nécessairement très-peuplée. Au reste, il existe d’autres données qui permettent d’établir assez positivement le chiffre de la population parisienne à la fin du XIVe siècle. On peut, si l’on veut, négliger comme trop vague ce que dit Froissart (t. II, p. 259 de l’éd. du Panthéon) à l’occasion du retour de Flandres en 1383, de la partie de cette population capable de porter les armes, mais, comme Paris comptoit en 1328 61,098 feux que M. Géraud dans son Paris sous Philippe le Bel évalue par des calculs très-modérés, peut-être même trop modérés, à 275,000 habitans, comme ce chiffre a dû s’élever pendant le règne de Charles V et les premières années de Charles VI, il semble qu’on ne peut guère évaluer la population de Paris à la fin du XIVe siècle à moins de 3 ou 400,000 habitans. Voir pour plus de détails sur la population de la France au XIVe siècle, le mémoire de M. Dureau de La Malle (Acad. des inscr., T. XIV, 2e p. p. 36); pour Paris l’excellent travail de M. Géraud, p. 465 de Paris sous Philippe le Bel, et pour le XVIe siècle les Relations des ambassadeurs vénitiens.