Note 47 — INTRODUCTION.
Reading edition
Un passage où il est parlé des choux, t. II, p. 142, dans lequel il est dit: et commence à iceulx pour ce que ce sont de CELLE année les premiers crus, scilicet puis avril, et puis VA en descendant vers vendenges, Nouel et Pasques, pourroit faire penser que l’auteur s’est servi, au moins pour une partie du Viandier, de notes faites exprès pour lui et l’année même où le Ménagier a été écrit. En effet, le mot va prouve que commence n’est pas là à la première personne et que l’auteur ne parle pas pour lui. Donc, puisqu’il remarque que le rédacteur primitif de ce passage règcelle ale l’ordre de son discours d’après le mois où commençoit l’année actuelle (celle année), il en résulte que la note ou l’ouvrage consulté avoit été rédigée cette même année, et alors, à moins de supposer une coïncidence fortuite bien moins probable au XIVe siècle qu’elle ne pourroit l’être aujourd’hui, on seroit porté à conclure que les élémens de cette partie du travail de l’auteur lui auront été fournis par quelque queux ou écuyer de cuisine profondément instruit des détails de son art.—Je suis toutefois loin de rien affirmer à cet égard, et je remarque même que l’auteur ayant dit dans le traité de l’Épervier (p. 303), l’alouette de cest an, pour l’alouette de l’année, il se pourroit que celle année fût de même employé pour l’année dans le passage qui donne lien à cette note, et qu’Avril eût été désigné de préférence, comme étant le mois le plus habituellement le premier de l’année, au moins le second, et en tout cas celui où ces choux commençoient à croître.