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Le Maréchal de Richelieu (1696-1788)

Note 512 — CHAPITRE XXVI

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Pouvait-on reprocher à Richelieu d’avoir épargné le sang de ses soldats, puisqu’il avait la «parole d’honneur» de Cumberland; et, en réduisant l’armée ennemie au désespoir par un coup de force, n’exposait-il pas la sienne aux hasards d’une action que la chance des batailles pouvait retourner contre elle? Bernis, lui-même, ne le laisse-t-il pas entendre (t. I, p. 406)? D’ailleurs, dans le chapitre, si intéressant que les Mémoires authentiques consacrent à Bernis, Richelieu s’exprime, en termes des plus amers, sur la conduite du ministre à son égard. Alors qu’il pensait avoir laissé à la Cour un de ses meilleurs amis dans la personne de Bernis, celui-ci, prétendant à tort, sur de fausses apparences, que le Maréchal avait voulu le faire exclure du Conseil, lui «jouait un tour plus cruel encore pour l’État», car ce fut lui, affirme Richelieu, qui «fit rompre la Capitulation». Les Mémoires authentiques passent très rapidement sur la Convention de Closter-Seven; le Mémoire de 1783, remis à Louis XVI, la défend, au contraire, longuement et non sans chaleur.

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